mercredi 18 mai 2011

Le Sacré contre le Siècle

Cavalier seul

Vincent Pellegrini

- Il y a des jours où la sécularisation de l’Eglise suisse avance plus que d’autres. J’ai été très surpris d’apprendre que la remise officielle du Prix catholique des médias 2011 aura lieu le 24 mai au siège de la Conférence des évêques suisses et récompensera pour la  Suisse romande l’émission «Les Zèbres, émission quotidienne avec les enfants de la Radio Suisse romande.  C’est un jury indépendant, nous dit-on, qui a distingué ce lauréat. Le 16 mai, l’agence du Vatican citait le pape qui recevait les participants au Congrès mondial organisé par le Conseil pontifical Iustitia et Pax à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'encyclique Mater et Magistra de Jean XXIII. Dans son discours, Benoît XVI a souligné «qu’il fallait développer des synthèses culturelles humanistes ouvertes à la transcendance à travers une nouvelle évangélisation»... Voilà, pour moi quels devraient être les critères du prix catholique des médias en Suisse.
- En juillet 2007, le pape libéralisait l’ancienne messe. Mais face à la mauvaise volonté de nombre d’évêques à appliquer ce motu proprio, le Vatican a dû sortir la semaine dernière une instruction, approuvée par le pape, qui précise et surtout facilitera les conditions d’application du motu proprio pour les 80 personnes qui l’ont demandé en 2007 déjà dans le Valais romand (www.summorum.ch). Il est dit dans l’instruction que «en raison de son usage antique et vénérable, la forme extraordinaire (ancienne messe) doit être conservée avec l'honneur qui lui est dû.» On sait en effet que le pape veut «favoriser la réconciliation au sein de l’église». L’instruction parle de l’ancienne messe comme d’un «trésor à conserver précieusement». Et même, le Vatican «demande aux ordinaires (évêques) d'offrir au clergé la possibilité d'acquérir une préparation adéquate aux célébrations dans la forme extraordinaire (ancienne messeI)» en ajoutant que «cela vaut également pour les séminaires, où l'on devra pourvoir à la formation convenable des futurs prêtres par l'étude du latin, et, si les exigences pastorales le suggèrent, offrir la possibilité d'apprendre la forme extraordinaire du rite (ancienne messeI)».








1 commentaire:

  1. Bonsoir cher Vincent....On pourrait dire...

    "SACRE SIECLE !!!"

    Espérons...il serait "extraordinaire"...que "l'ordinaire" du diocèse joue enfin son rôle de berger de son troupeau ...
    On pourrait dire alors....DEO GRATIAS !

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